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LA CREATION LES PREMIERS PAS

Nous sommes en 1927-1928

Les élus lédoniens évoquent souvent la question de l'alimentation de la ville en eau potable. Les sources de Revigny et Conliège, le château d'eau de la rue du même nom suffisent encore vers la fin des années vingt. Il y a pourtant lieu de se projeter vers un avenir à très court terme en vue de parfaire et d'abonder le volume d'eau à mettre à disposition du service municipal.

On a cherché dans la plaine de MOIRON, sans résultat probant. On s'est demandé si le site des Mouillères ne pourrait pas apporter la solution ; mais non. On s'est alors tourné vers la plaine de Frébuans –Trenal. Le cabinet d'hydrauliciens lyonnais de Messieurs DAYDE et MERLIN est sollicité et fore un puits de reconnaissance. Ce forage trouve une eau excellente et en quantité inépuisable {tooltip}(1){end-texte}Bel optimisme, mais...{end-tooltip}.

Les édiles lédoniens pensent, cette fois, qu'ils vont, enfin, pouvoir résoudre la question de l'alimentation en eau de la ville, quelle que soit la saison. Ils confient à Charles CENCELME, premier adjoint, la mission de mettre sur pied la structure administrative adaptée.

En effet, les communes de MONTMOROT, MESSIA , CHILLY LE VIGNOBLE, FREBUANS et TRENAL ayant eu connaissance de la suite très positive donnée aux démarches lédoniennes, se mettent sur les rangs pour participer à l'œuvre qui devient, ainsi commune.

La structure sera donc un Syndicat intercommunal.

La ville de Lons, le 6 Février 1930, décide de créer avec les communes de Montmorot, Messia, Courlans, Chilly Le Vignoble, Frébuans, Trenal, et Saint Didier « le Syndicat Intercommunal des Eaux du Revermont ». Le Préfet Jules GUILLEMAUT signe, le 2 Juin 1930, l'arrêté de création : Le Syndicat est né. Son premier président sera Charles CENCELME.

Le Comité Syndical, organe dirigeant de l'établissement confie :
1) au cabinet DAYDE et MERLIN, la mission d'établir le projet des travaux et d'en assurer la maîtrise d'œuvre ;
2) à l'entreprise CILIA, de Vesoul, les lots canalisations, fontainerie et ouvrages de maçonnerie ;
3) à l'entreprise GIRAUDIER, de Lyon, la fourniture et l'installation des pompes et de leurs satellites.

Le Comité, parallèlement, se préoccupe d'acquérir prioritairement les terrains.

qui constitueront le périmètre de protection de la ressource ainsi que le chemin d'accès. Des subventions sont accordées sur les fonds du Pari Mutuel (les courses de chevaux !!). Les communes empruntent, selon la loi du 30.12.1928 à faible taux, dit « à bon marché ».

Et les travaux ? Et les installations ? Où en sont-ils ?
On avance régulièrement, normalement, mais il faut le dire, lentement. Pour creuser (à la main) les tranchées, l'entreprise CILIA, embauche à la journée et à l'intérieur de celle-ci, au mètre !

Et voici que le 26 novembre 1931, le Comité découvre que l'alimentation des écarts de Pantaise et des fermes de Chantrans n'a pas été prévue dans le projet primitif ! Les hydrauliciens ainsi que l'entreprise CILIA sont, chacun en ce qui le concerne, priés de se mettre à l'ouvrage, au plus tôt.

Montmorot devra modifier son budget, en conséquence.

Lors de la séance du 30 novembre 1931, Monsieur DAYDE annonce « qu'il y a de l'eau comme pour alimenter PARIS » (1). Alors on accepte la commune de l'Etoile, laquelle frappe à la porte depuis quelques mois.

Le temps passe, les travaux avancent. On demande aux communes, autres que Lons, de se hâter pour produire les pièces nécessaires à joindre à l'appui de la nouvelle demande d'emprunt au Crédit Foncier de France.

On décide de planter des peupliers sur une partie de la zone de captage {tooltip}(2){end-text}Ce qui se révèlera une erreur quelques années plus tard !{end-tooltip}.

La pose des canalisations, de distribution comme du refoulement, avance, maintenant, plus rapidement.

Cependant, la Compagnie du P.L.M. provoque quelques difficultés en n'accordant que tardivement les autorisations de passage :
- sur les voies au Pont de Montciel,
- sous les voies, à Messia (au P.N 28).

Malgré de nombreuses contraintes, on avance vraiment :

La Ville de Lons Le Saunier compte beaucoup sur la future livraison d'eau.

Les terrains destinés à recevoir les réservoirs de Montmorot, Messia, Frébuans et Trenal sont acquis fin 1931 et début 1932.

Le 9 juin 1932, Le Comité décide d'embaucher son premier salarié. Ce sera M. Charles PAUGET, âgé de 27 ans, nommé mécanicien-fontainier de la station de pompage avec effet au 1er juin 1932.

On passe donc, normalement à la phase d'exploitation !

M. Charles Cencelme, Président, est élu Sénateur.

M. Maubouché Directeur des Salines de l'Est est nommé Vice Président.

Les travaux de mise en place des réseaux de Courlaoux et de l'Etoile sont dévolus et avancent normalement.

Seulement voilà ! le 27 avril 1933, « Le Président fait connaître au Comité qu'il y a lieu d'exécuter de toute urgence des travaux devant améliorer le débit des puits de captage de la nappe aquifère de Frébuans-Trenal ». Que se passe t-il donc ?

Vu la consommation importante de la Ville de Lons Le Saunier,

Vu la période de sècheresse de l'été et de l'automne et même celle actuelle ;

La nappe qui, dans l'enthousiasme de 1930, avait « de quoi alimenter Paris », n'a pas la capacité suffisante pour faire face en étiage aux besoins syndicaux.

Ces deux paramètres (consommation-sècheresse) vont constituer le leitmotiv des réunions du Comité Syndical durant de nombreuses années {tooltip}(3){end-text}le problème ne sera résolu que lorsque la Ville de Lons Le Saunier pourra utiliser la ressource de la nappe de la Seille ( la Seille –la Madeleine-la Seillette- le Sedan...) au lieudit « Fontaine à Coupaud » entre Villevieux-Bletterans (les Aiguis)-Fontainebrux et Larnaud en 1961{end-tooltip}.

Il décide, devant l'urgence, de confier à l'entreprise CILIA :

- laquelle, par les marchés successifs qui lui sont attribués « campe » littéralement dans « La Fin » de Trenal depuis 1931,
- la mise en place, non pas de puits supplémentaires, mais de galeries drain antes joignant les puits existants.

 

 

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