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DES SOUCIS DES INTERROGATIONS

Nous n'en sommes plus au « long fleuve tranquille » !

Dans sa séance du 1er décembre 1938, le Comité Syndical est appelé à :
• constater le fonctionnement anormal des pompes de la Station,
• écouter les explications de M. MERLIN Ingénieur-Conseil : « Ce matériel fournit un travail supérieur à celui qui lui était demandé. En effet, la Ville de Lons dont le projet primitif avait été établi pour une fourniture d'eau de 150 000 m3 par an, demande actuellement, le double, d'où une usure prématurée du matériel.

Que faire ? Le Président TONETTI propose deux solutions :
(1) La Ville de Lons acquiert un 3ème groupe moto-pompe et construit un puits supplémentaire ; ainsi, on conserve un groupe de secours en cas d'avarie sérieuse à l'un des deux existants.
(2) La Ville de Lons régularise sa consommation et se tient dans les prévisions initiales de 150 000 m3/an.

Décision est prise de ne plus faire fonctionner les deux groupes ensemble, tant que la Ville de Lons ne se sera pas ralliée à l'une ou l'autre des solutions proposées.{tooltip}(**){end-text}Là encore, le problème va perdurer au moins jusqu'au 12/12/1940{end-tooltip}

Nous Y reviendrons.

Pour la première fois, se pose la question d'un statut du Personnel. Le mécanicien- surveillant de la station travaille dans cet établissement (pompes, moteurs, transformateur, puits regards de visite, puisard d'aspiration...) et sur le réseau (réparation de fuites, surveillance des niveaux dans les réservoirs...) ; Il a été recruté sous un statut de droit privé ; il est appointé par son employeur comme tout salarié d'une entreprise.

La question de sa retraite est au centre de toutes les demandes de renseignements déjà effectuées par certains membres du Comité. Après en avoir longuement délibéré, le Comité décide d'envisager la possibilité d'incorporer Monsieur PAUGET parmi le personnel de la Ville de Lons.

Peut-être est-il bon de signaler, ici que ce sont les communes qui établissent les relevés de compteurs de leurs habitants ainsi que les rôles de recouvrement des sommes dues, ce dernier étant le travail des receveurs municipaux.

A l'origine, les deux groupes électro-pompes installés à Trenal, peuvent assurer, chacun 130 à 140 m3/heure. L'emplacement d'un groupe supplémentaire a été réservé dans la salle des machines. La Société RATEAU, Construction de pompes, propose d'installer un groupe de sa marque, d'un débit de 200 m3/heure. Le Comité reconnaît toute l'utilité d'une telle amélioration mais réserve sa décision jusqu'à un rapport complet et plus précis demandé au Président et au Vice-Président.

Ce rapport vient, devant le Comité, quelques mois plus tard. Après une discussion particulièrement serrée, l'organe dirigeant décide d'acquérir et d'équiper ce 3ème groupe de 200 m3/heure. On sent, cependant que le climat de résignation à une forte dépense, traduit un profond dilemme. La commande à la Société RATEAU semble moins pressée.

Et puis, le douze décembre mille neuf cent quarante, fort de renseignements complémentaires, le Comité, devant la nécessité d'améliorer le pompage mais conscient de ne pas trop grever les finances de l'Etablissement, décide d'acquérir et d'installer un 3ème groupe moto-pompe, mais de 120 m3/heure. Identique aux deux installés, il permettra la substitution immédiate du groupe défaillant. De plus, les modifications de l'installation électrique seront, de beaucoup, simplifiées.

Les Elus actuels qui liront ces lignes reconnaîtront bien vite la très difficile façon de concilier le nécessaire du technique avec le possible de la Trésorerie.

Lors d'un entretien entre les responsables de la Ville de Lons d'une part et du Syndicat d'autre part, la Ville de Lons :
° accepte de prendre entièrement à sa charge les frais occasionnés par le pompage de jour ;
° consent à prendre, aux frais de la Ville, la moitié des dépenses occasionnées par les réparations aux moteurs, appareillages électriques, pompes, etc...ainsi qu'aux conduites de refoulement de 400 mm et 350 mm.
° offre aux communes rurales, dans le cas où des fuites se produiraient sur le réseau de distribution, la possibilité de recourir, sur demande, à ses services tehniques.

La commune de l'Etoile se voit confrontée à une dépense très élevée, au titre de sa consommation de l'année 1937.

La cause : Non fonctionnement des robinets flotteurs devant arrêter le pompage.

Elle émet donc une contestation et présente une demande de rectification, à la baisse, de sa facture. Satisfaction lui est apportée, elle ne règlera que 50 % de la dépense.

La commune de Montmorot se plaint que son réservoir ne soit rempli qu'en dernier, après celui de Lons Le Saunier. L'entreprise Maurice TONETTI établit, entre les deux réservoirs, tous deux situés côte à côte, à Montciel une canalisation qui résout cette question.

Les télé-indicateurs de niveau à distance présentent en 1941, un dysfonctionnement préjudiciable à une bonne exploitation de la ressource. La Société SIEMENS exécute les travaux nécessaires pour un retour à la normale.

Pour la première fois, le 16.11.1942, plusieurs Maires des communes du SIE demandent s'il ne serait pas possible de nommer un ouvrier-fontainier qui serait chargé de l'entretien des conduites et des réparations éventuelles ; ces dernières étant limitées aux conduites de distribution et branchements jusqu'aux compteurs. M. RIVOIRE, Maire de Montmorot est chargé d'étudier cette affaire pour présenter des propositions à la prochaine réunion du Comité.

Lors de cette même réunion, le Maire de Lons Le Saunier tient le Comité au courant des recherches qu'il a ordonnées dans la plaine de Trenal en vue d'améliorer

le service de distribution de la Ville. Des sondages réalisés et malgré la période de sècheresse lors des travaux on peut évaluer un apport de 100 m3/heure. L'eau provenant des nouveaux puits sera refoulée dans le puisard de la station.

La Ville de Lons prend en charge tous les frais relatifs à cette opération.

Mais la situation lédonienne est loin de s'améliorer. Le Directeur du Service des Eaux de la Ville remet à ses élus un rapport alarmant sur l'état, tant du refoulement que de la distribution. Des fuites importantes existent et perdurent. Le réseau ne parait guère entretenu et le Syndicat perd des volumes d'eau préjudiciables à l'alimentation des foyers.

Les élus lédoniens qui à l'origine , ont poussé à l'exploitation de la nappe de Trenal et à la construction d'un Syndicat Intercommunal se rendent compte que la Ville de Lons Le Saunier ne bénéficie que très partiellement, et à leurs yeux, insuffisamment des résultats de cette exploitation.

Après onze années de fonctionnement et malgré plusieurs initiatives de sa part, la Ville de Lons Le Saunier est obligée de constater que les résultats escomptés sont, ou partiels, ou absents.

L'idée de recruter un fontainier, logé sur le secteur, appelé à intervenir à toute heure, pour procéder aux réparations est, à nouveau d'actualité. Il faut bien dire que seule, la Ville de Lons pousse dans cette direction. Les autres communes, sans être opposées se montrent passives et attendent que, là encore, ce soient les services techniques lédoniens qui assurent la maintenance.

Par ailleurs, par lettre du 13 mai 1943, le Maire de Trenal « ayant eu connaissance de la destination des nouveaux travaux de puisage dans la plaine » exprime, de nouveau, les réticences de sa commune sur ces travaux. Il craint que l'exploitation encore plus poussée de la nappe n'accentue l'assèchement de certains puits du village et du Bief du Roy, abreuvoir naturel des troupeaux.

Le Syndicat est en crise. LA Ville de Lons Le Saunier est inquiète, les autres communes attentistes. Le réseau mal entretenu est en mauvais état ; le ratio d'exploitation très faible. On n'est pas d'accord sur les solutions à apporter. Il faut dire (nous sommes en 1943) que la situation politique, sociale et économique ne facilite guère la prise de décision.

 

 

 

 

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